Le iv emprunté (mixture modale) I-vi-IV-iv
Le piano se charge au premier toucher. Résolue dans la tonalité de Do — chaque accord renvoie à son analyse complète.
Un tour de mixture modale doux-amer. La progression monte I–vi–IV, puis assombrit la sous-dominante majeure en un iv MINEUR emprunté à la gamme mineure parallèle. Cette chute chromatique inattendue est un ressort émotionnel favori de l’alt-rock et des power ballads.
Le rôle de chaque degré
Vous vous y sentez chez vous — repos complet, le point d’où la pièce part et où elle revient. La tonique majeure, où tout se pose.
Le relatif mineur — l’ombre méditative de la tonique. Il remplace souvent le I dans la cadence trompeuse, là où vous attendiez la maison et où c’est son versant triste qui arrive.
Un pas hors de la maison, vers la lumière — la sous-dominante. Elle prépare la dominante ou résout avec une couleur plagale (« amen »), ouvrant l’espace sans tension aiguë.
La sous-dominante mineure — un IV emprunté au mode mineur. Cette couleur plagale douce-amère et nostalgique d’un accord qui « devrait » être majeur et arrive teinté de tristesse.

