Cycle des quintes ragtime I-VI7-II7-V
Le piano se charge au premier toucher. Résolue dans la tonalité de Do — chaque accord renvoie à son analyse complète.
Toute une chaîne de dominantes secondaires : chaque accord est une septième de DOMINANTE qui tire le suivant par quinte descendante (VI7→II7→V→I). Cette cascade « ragtime » ou « barbershop » engendre un élan implacable vers l’avant et constitue le moteur des turnarounds du jazz ancien et de Tin Pan Alley.
Le rôle de chaque degré
Vous vous y sentez chez vous — repos complet, le point d’où la pièce part et où elle revient. La tonique majeure, où tout se pose.
Le V DE ii — une dominante appliquée qui pousse vers le ii (la saveur des « rhythm changes »). Un VI majeur avec septième qui tonalise le prédominant.
Le V DE V — une dominante appliquée qui pousse vers la dominante de la tonalité. Un II majeur avec septième, tension supplémentaire avant le V.
Une tension qui tire vers la maison — l’accord qui « veut résoudre » sur le I ; il ferme ou ouvre les sections. La dominante, le moteur de la tonalité.

